Bienvenue sur le jardin de Pestoune

Bienvenue sur le jardin de Pestoune


Bonjour et bienvenue sur le jardin de Pestoune. Vivant dans la campagne Franc-Comtoise, j'ai la chance de posséder un jardin. Dans ce blog, je voudrais partager avec vous mes expériences en matière de jardinage. Et j'espère pouvoir échanger avec vous, amis lecteurs, des conseils.
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vendredi 20 mars 2015

Réussir ses semis comme un pro.

Pour tous ceux qui souhaitent avoir le plaisir de faire ses propres semis bien que cet art soit délicat, ce manuel leur sera d'une grande utilité.
Un horticulteur passionné, Aldo Colombo, nous partage son savoir et va nous guider dans l'apprentissage des semis.
Du choix des graines à l'enracinement, de la classification des plantes aux techniques de multiplication, il va nous guider pas à pas.
Un manuel précieux, ludique et passionnant.



http://vk.com/doc191733077_166574787?dl=d3f8773b06806ba824

dimanche 1 mars 2015

Les Champignons de couche





http://domenicus.malleotus.free.fr/f/champignons_-_mode_vie.htm

"Les champignons poussent dans les endroits humides. C'est pourquoi ils ont la forme d'un parapluie."
Alphonse Allais
"De tous les champignons, celui d'une voiture est encore le plus mortel."
Jean Rigaux
Pour cultiver le champignon de couche on doit disposer d’un local où règne une obscurité la plus totale possible (cave, cellier, grange…), où la température est stable et comprise entre 10 et 15°, où l’humidité est modérée et constante.
Il y a des kits de culture fournissant le substrat et le mycélium dit « blanc de champignon » pour chaque espèce de champignon, vous permettant d’en cultiver une petite quantité facilement comme vous pourrez le voir sur la vidéo ci-dessous. .


Strophaire

Selon les variétés, vous cultiverez sur bottes de paille pour strophaire (mais au jardin pas en cave), sur terreau pour les champignons de couche dit de Paris, sur des bouts de bois  pour les pleurotes, sur de la sciure ou des copeaux de bois pour les shiitakes.
Pleurotes coquille d'huitre 
shiitakes

Pour une culture plus importante voici comment procéder.
Pour nos champignons de couche, il  nous faut donc du fumier, de la paille et de la terre dite de « gobetage » qui est constituée d’un mélange de tourbe noire et de calcaire et qui sert à conserver l’humidité. Il existe différentes compositions de substrat composté



Compostage du fumier :

C’est l’opération la plus longue dans la culture des champignons de Paris. Contrairement aux autres végétaux, le champignon ne peut pas se nourrir pas des éléments du sol, il a besoin des micro-organismes du fumier frais, le meilleur étant celui du cheval, pour rendre assimilables les éléments du sol.  Ces micro-organismes vont augmenter la température du mélange fumier-cheval ce qui va en quelque sorte pasteuriser le sol en tuant une partie des contaminants, ne gardant que la flore microbienne nécessaire à la décomposition de la paille. Il faut 3 semaines en moyenne pour composter du fumier. Une fois par semaine secouez le fumier à la fourche et arrosez-le légèrement en surface. Il est près lorsqu’il est brun et qu’il dégage un parfum de champignon. Il ne faut pas moins d’un mètre cube de fumier pour le compostage car à moins, il fermenterait mal. Le surplus vous servira à amender votre jardin.

 

« Ensemencement » ou inoculation de votre substrat : 

Emplissez une caisse du fumier composté en bien tassant et en formant un dôme. Attendez quelques jours pour que la température du fumier redescende aux environs de  25°.
Pendant ce temps placez le blanc ou lardon durant 6 à 8 jours à température chaude et à l’humidité d’une couche provisoire afin de lui faire prendre son activité.
mycélium
Introduisez votre mycélium dans le fumier à 5 cm de profondeur et à 25 cm en tous sens. Faite un trou avec la main, déposez le lardon dedans, rebouchez et tassez. Cette opération s’appelle le lardage. 



Culture : 

Au bout d’une dizaine de jours vous verrez apparaître des petites tiges blanches. Lorsque ces tiges auront recouvert tout le fumier au bout de 3 semaines environ, recouvrez-les de 2 cm de terre de gobetage. Tassez délicatement et humectez avec de l’eau tiède.


Cinq semaine après, vous pourrez récolter vos champignons et ce pendant trois mois environ à raison d’une cueillette tous les deux jours. Pour ce faire, il suffit d’effectuer  un léger mouvement de torsion, ils se détacheront facilement.
photos :





 

mardi 24 février 2015

Maïs doux






« Il n'y a pas de discussion entre la poule et le grain de maïs »
Proverbe baoulé



Généralités
 
On ne connait pas vraiment l’origine de cette plante originaire d’Amérique du Sud. Ce qu’on peut affirmer c’est qu’il y a 9000 ans était cultivé au Mexique ce que l’on considère comme étant l’ancêtre du maïs : la téosinte dont les épis ne mesuraient que 2,5 cm. Le maïs n’est pas une plante qui vient spontanément, il lui faut la main humaine pour se développer. Puis peu à peu, la culture s’est propagée à l’Amérique centrale, puis l’Amérique du Sud avant d’être répandue sur l’ensemble du continent. Le maïs était l’alimentation de base des amérindiens avant l’arrivée de Christophe Colomb. Ce sont eux aussi qui ont découvert la synergie entre les plants représentant la culture des 3 sœurs : Maïs, haricots grimpants et courges. 

C’est Christophe Colomb qui, à la fin du XVème siècle, introduit le maïs en Europe mais face au blé, il n’a eu que peu de succès.

C’est lorsque Jacques Cartier le ramène en Normandie au milieu du XVIème siècle, que le maïs commence enfin à trouver un premier essor.  Son succès vient de sa facilité de culture et de son extraordinaire rendement. 

Il y a aujourd’hui plus de 200 variétés de maïs allant du maïs doux riche en glucides au maïs fourrager riche en amidon.




Culture : 

Le maïs est une graminée pouvant atteindre 2 m de haut selon les variétés. Lorsque vous le sèmerez, pensez bien à l’ombre qu’il diffusera. 

Il a besoin d’une exposition ensoleillée, abritée des vents dominants et d’un sol frais, riche en humus et léger. Apportez du fumier bien décomposé à l’automne et/ou au printemps mais surtout pas de fumure fraîche.

La température du sol doit être supérieure à 10° au semis. 

Les maïs sucrés se récoltent 3 mois après le semis. Les variétés à éclater se récoltent 4 à 5 mois après le semis.




Semis : 

Ne présentant pas de difficultés majeures, le semis se fait le plus souvent en place de la mi-avril à la mi-juin. Mais si vous souhaitez hâter son développement, vous pouvez le semer en godet pour le repiquer dès le mois de mai. 

Semez 3 à 4 graines en poquet, tous les 40 cm, les rangées distantes de 70 cm. Couvrez de 3 cm de terre et plombez. Arrosez en pluie fine. 

Le semis lève en une dizaine de jours.




Entretien :                                                                                                       
Dès que les plants atteignent 15 à 20 cm de haut, ne conservez que le plus beau. Buttez les pieds pour favoriser leur enracinement et paillez. Arrosez lors de fortes chaleurs. 

Buttez-les encore une fois, dès que les pieds ont 40 cm.

C’est une plante qui a besoin de beaucoup d’eau, arrosez donc vos plants régulièrement.

Lorsque les fleurs femelle deviennent blanc crème presque beige, secouez les pieds afin que le pollen tombe des fleurs mâles (situées au sommet du plant) sur les fleurs femelles situées sur les côtés du plant. Cela aidera à la pollinisation surtout si l’année est sans vents. 




Jardinez avec la lune 



Semer en lune montante
Si vous avez mis en godets, repiquez en lune descendante






Récolte :

Trois mois après le semis, en été ou en début d'automne selon la date du semis, écartez l'enveloppe de l'épi encore verte et vérifiez la maturité des grains qui doivent être bien formés, lisses, tendres sous la pression de l'ongle et d'un blanc laiteux.

Maintenez la tige d'une main et cassez l’épi à la base dans un mouvement de bascule.




Association de plantes : 

Attention à ne pas avoir de champs de maïs à proximité de votre jardin (à moins de 100 m). Le pollen voyage facilement et vous risquez d’avoir des hybrides pas forcément bon à consommer. 

Nous l’avons évoqué, le maïs se plait avec le haricot à rames et les courges, courgettes.

Les laitues et les choux apprécieront de pousser à l’ombre du maïs.

Plantez-le loin  de la betterave, du céleri, de la menthe, du romarin.




Maladies et ravageurs : 

Si vous voyez que vos graines se déforment, semblent se désagréger en poussière sombre, il s’agit du charbon du maïs. Dès les premiers signes de maladie il convient de cueillir et de brûler les épis atteints. 

La noctuelle du maïs, fait des dégâts dans les épis où elle s'installe. Pulvérisez régulièrement en préventif une décoction de tanaisie ou d'absinthe. Les pieds atteints doivent être éliminés.

La pyrale du maïs fait des galeries au cœur des tiges des plants. Une bonne fertilisation suffit généralement à empêcher sa venue.

 

Maïs et santé

Le maïs doux est riche en glucides, en provitamine A, en vitamines B, C et E et en sels minéraux particulièrement  en magnésium, phosphore et potassium.
 
Il se consomme, en épi ou égrainé, cru en salade, cuit au l'eau, grillé au four ou sauté en pop-corn. 


L'histoire du maïs en été