Bienvenue sur le jardin de Pestoune

Bienvenue sur le jardin de Pestoune


Bonjour et bienvenue sur le jardin de Pestoune. Vivant dans la campagne Franc-Comtoise, j'ai la chance de posséder un jardin. Dans ce blog, je voudrais partager avec vous mes expériences en matière de jardinage. Et j'espère pouvoir échanger avec vous, amis lecteurs, des conseils.

vendredi 20 mars 2015

Réussir ses semis comme un pro.

Pour tous ceux qui souhaitent avoir le plaisir de faire ses propres semis bien que cet art soit délicat, ce manuel leur sera d'une grande utilité.
Un horticulteur passionné, Aldo Colombo, nous partage son savoir et va nous guider dans l'apprentissage des semis.
Du choix des graines à l'enracinement, de la classification des plantes aux techniques de multiplication, il va nous guider pas à pas.
Un manuel précieux, ludique et passionnant.



http://vk.com/doc191733077_166574787?dl=d3f8773b06806ba824

mercredi 18 mars 2015

Près de 1 200 médecins signent un appel mettant en garde contre les pesticides

pesticide non merci



Près de 1 200 médecins signent un appel mettant en garde contre les pesticides
Voilà, depuis le temps que nombre de personnes tirait la sonnette d’alarme quant aux dangers des pesticides, enfin des médecins s’impliquent ouvertement dans cette lutte pour notre santé et accessoirement pour sauver ce qui le peut encore dans l’environnement. 1200 d’entre eux viennent de signer un appel afin de mettre en garde contre l’usage des pesticides. De plus en plus d’agriculteurs et de chargés d’espaces verts de nos communes se trouvent avec des problèmes endocriniens, maladie de Parkinson, des cancers... Il y a une cause, bien sûr mais jusqu’à présent cette cause était tue. Le lobbying des multinationales fabriquant et commercialisant les pesticides sont très puissants et sous évaluent largement la dangerosité de leurs produits. Mais aujourd’hui ces maladies touchent largement plus de personnes que les seuls agriculteurs. D’abord en tant que consommateurs des fruits et légumes surtraités car nous retrouvons ces pesticides dans nos assiettes, puis en tant que jardiniers amateurs qui se servent aussi de ces produits et de façon souvent mal appropriée.
Devant l’accumulation d’alertes des milieux scientifiques, l’appel des médecins,  le ministre de l'Ecologie Philippe Martin a affiché sa détermination à agir contre l'usage de pesticides.
De plus qu’il faut savoir que les insectes dit nuisibles, que les herbes dites mauvaises s’adaptent aux pesticides et y résistent. Donc il faut sans cesse produire de nouvelles molécules de plus en plus dangereuses. Ces mêmes insectes, ces mêmes plantes existent depuis que la culture existe. Mais l’homme les a gérés avec des moyens naturels et cela fonctionnait. Aujourd’hui il n’y a plus que le rendement qui compte au point d’épuiser les sols, de détruire ce qui pourrait être gérés prudemment et naturellement. Certaines de ces mauvaises herbes sont de véritables réceptacles à insectes dits nuisibles. Ils s’installent sur ces plantes-là de préférence et épargnent les autres. Tout a une utilité dans la nature (sauf l’humain) et tout est prévu pour vivre en synergie. L’utilisation des pesticides a complètement déréglé la synergie naturelle et nous assistons impuissants à des insectes, des maladies de plus en plus résistants à tout. Bref le remède a été pire que le présumé mal.

Pour illustrer l’article, voici une vidéo avec des extraits d’une table ronde organisée en ouverture de la Semaine des alternatives aux pesticides en Alsace, le 12 mars 2013 à Mulhouse.





 pesticide

mardi 17 mars 2015

Le Crosne




Généralité : 
Le crosne ou Stachys originaire de la Chine septentrionale, porte le nom de la ville de Crosne dans l’Essonne où il fut cultivé pour la première fois en France à la fin du XIXème siècle où il eut son heure de gloire. Mais le siècle suivant lui fut fatal. En effet, tout comme le rutabaga, il fut un aliment famine entre et pendant les deux guerres mondiales et il fallait évacuer tous les mauvais souvenirs de cette triste et difficile période.


Culture : 
Les crosnes font partis des légumes-vivaces. Ils aiment une exposition ensoleillée, un sol aéré et léger. Les rhizomes du crosne se plantent en mars-avril en poquet de 3-4 à une profondeur d’une dizaine de cm espacés de 40 cm.
Dès le mois de juin pour améliorer le rendement buttez les pieds. Le binage doit être superficiel pour ne pas abîmer les racines. Si vous laissez quelques racines en terre, elles repartiront au printemps suivant. C’est une plante très rustique.
N’arrosez pas trop, la seule maladie qui peut l’atteindre est due à un excès d’humidité : la pourridié.

Crosnes feuillage

Récolte :
La récolte commence au mois de novembre dès que les feuilles sont desséchées. Et elle se prolonge tout au long de l’hiver. Une fois récoltés, les crosnes ne se conservent pas, il faut les consommer très rapidement. 

Cuisinez le crosne :
Inutile d’éplucher le crosne, bien sûr. Il suffit de bien le laver puis de les frotter dans un torchon avec du gros sel puis les rincer pour enlever l’excédent de sel et les peaux détachées. Si vous voulez en conserver, c’est à ce stade qu’il faut les congeler après les avoir séchés.
Ensuite blanchissez-les quelques minutes à l’eau bouillantes, puis faites les poêler dans de l’huile d’olive. En accompagnement d’un poisson c’est un délice.
Leur goût rappelle celui des artichauts ou des topinambours. 

 

lundi 16 mars 2015

Le cresson alénois






Généralité : 
Le cresson alénois ou nasitort, passerage cultivée, cressonnette,  ne doit pas être confondu avec les autres cressons. Originaire d’Iran, déjà cultivé par les Grecs et les Romains, il avait sa place à la table royale. Le cresson alénois fait partie de la famille des passerages, plantes qui avaient la réputation de guérir la rage.
C’est une plante condimentaire consommée crue, en graines germées, en jeunes pousses sous forme de garniture ou de salade. Sa saveur piquante excite l’appétit et relève également les sauces et les potages.


Culture : 
Le cresson alénois aime les sols argileux, frais et riches en humus. Il préfère les expositions à mi-ombre voire carrément à l’ombre dans le sud par contre si vous le semez au mois de septembre, il préférera le soleil de fin de saison.
De mars à septembre, semez le cresson alénois en ligne ou à la volée. Recouvrez d’une légère couche de terre fine, plombez au râteau et arroser. Échelonnez les semis toutes les 3 semaines car le cresson monte très rapidement en graines.
Dès que les rosettes sont formées, éclaircissez en ne laissant qu’un plant tous les 10 – 15 cm. Paillez et arrosez régulièrement pour éviter une montée en graines trop rapide.


Récolte
Les feuilles se récoltent dès qu’elles sont suffisamment développées, soit dès qu’elles atteignent  6 à 8 cm de haut. Si vous veillez à ne prélever que les feuilles sans abîmer les tiges, vous favoriserez une seconde pousse.


Association de plantes : 
Le cresson alénois se plait en compagnie du persil, de la carotte et du radis. 

 

vendredi 13 mars 2015

Le monde sans abeilles




Un extrait du film « Le silence des abeilles » de Doug Shultz (2007) diffusé sur "National Geographic" .

Dans une région de Chine  les abeilles ont disparu en raison de l'usage intensif de pesticides. , des centaines d'ouvriers agricoles fécondent eux-mêmes les fleurs des poiriers... Un travail de fou ! Et si demain c'était notre tour ? Regardez autour de vous au printemps et constatez le nombre décroissant d'abeilles d'année en année. La facilité serait de laisser une fois encore à Monsanto et à Bayer les pleins pouvoirs pour nous imposer leurs découvertes dans leur labo d'apprentis sorciers. Car je n'ai aucun doute sur le fait que déjà ils détiennent de nouvelles espèces auto pollinisatrices qu'ils nous imposeront bientôt. Une nouvelle variété d'OGM... A croire que la disparition des insectes pollinisateurs grâce à leurs produits, est une volonté pour nous imposer de nouveaux produits qui continueront à les enrichir et à appauvrir la diversité de la planète. Il y a la Terre selon Monsanto et il y a la Terre de nos parents avec de la biodiversité où chaque élément a son importance pour arriver à un tout harmonieux. Nous sommes entrain de rompre cet équilibre à une vitesse faramineuse.  Est-il encore temps d'inverser la tendance ? J'aime à le croire. Nous pouvons chacun oeuvrer en ce sens. Refusons la chimie et tournons-nous vers les méthodes anciennes et naturelles ayant fait leurs preuves. C'est peut être plus long, certes mais au moins ça respecte notre environnement et ça nous sauvera peut être la vie et surtout celle de nos enfants.



jeudi 12 mars 2015

Le crambe maritime


Photo « Crambe Maritima Estonia » par Siim at et.wikipedia.



Généralité : 
Le crambe, appelé aussi chou marin, vit à l’état sauvage sur le littoral de la Manche, de l’Atlantique et de la Baltique. Là, il poussait à profusion dans les graviers, les galets et le sable de la zone des embruns, où les femmes et les enfants venaient le récolter jusqu’à ce que le tourisme, le ramassage massif des galets l’ont quasiment fait disparaître. Sa rareté l’a fait classer comme espèce protégée et sa cueillette est interdite.  Grecs et Romains le cultivaient déjà. L’Angleterre, au XVIIème siècle, lui a donné ses lettres de noblesse. Louis XIV l'appréciait tellement qu’il l'exigeait dans son  royal potager. Aujourd’hui pour apprécier ce légume de saveur très délicate, il faut le cultiver. 


Culture : 
Le crambe aime une exposition ensoleillée, un sol frais, riche en humus, profond et bien drainé. C’est un légume vivace. Sa durée de vie est d’une dizaine d’années. De plus il est extrêmement rustique et supporte des températures allant jusqu’à – 20°.
Semez le crambe en place, du mois de mars au mois de juin, en poquet de 3 à 4 graines à 40 cm dans tous les sens. Couvrez les graines d’un cm de terre fine et plombez au râteau. Gardez le sol humide jusqu’à la levée des graines. Ne conservez que le pied le plus vigoureux.
Binez et arrosez fréquemment lors des fortes chaleurs. Paillez le sol. Ne pas laissez fleurir les crambes. Dès que la tige florale apparait, coupez-là pour ne pas épuiser la plante. 
A l’automne, enlevez les feuilles mortes, jaunissantes. Dès la seconde année buttez les souches. 


Récolte : 
Ce sont les jeunes pousses charnues blanc ivoire qui sont récoltés dès qu’elles atteignent 20 à 25 cm de long, pour être consommées comme des asperges.. Leur goût se rapprocherait de celui du cardon ou du chou-fleur. Les feuilles aussi sont comestibles, une fois cuites.
il faut patienter trois ans avant d’effectuer la première récolte. En attendant, binez et arrosez régulièrement les plants.
Un mois avant la récolte des pétioles à partir du mois de juillet, pour diminuer leur amertume, procédez au blanchiment à l'aide d'un paillage, d'une haute cloche opaque ou d’un pot en terre cuite et ce pendant 4 à 5 semaines.


Association de plantes :
Tenez le crambe loin des fraisiers, du fenouil ou de l’ail. 


mercredi 11 mars 2015

Le chou Kale



Chou Kale pourpre

Généralité : 
Le chou Kale ou chou borécole chou frisé, chou d'aigrette, chou frangé, ou chou lacinié, est une variété de chou, à la fois consommé comme légume et utilisé comme plante ornementale (On le trouve souvent dans les massifs de fleurs urbains, de couleur violette foncée ou vertes).
Il s’agit d’une variété ancienne de chou frisé non pommé. Aujourd’hui, les américains se le sont approprié et il est devenu le légume tendance. Mais cette variété de chou existe depuis très longtemps.
Originaire du pourtour méditerranéen, le chou kale a  été cultivé tout au long du Moyen-Age, et sa rusticité en faisait un excellent légume d'hiver pour les paysans car il pousse indépendamment du gel ou de la neige. C'est surtout dans les pays d'Europe du Nord (Allemagne, Hollande, Scandinavie) et en Alsace où on l’appelle le chou plume : feder kehl, que sa culture s'est implantée durablement et où sa consommation est resté traditionnelle avec notamment le boerenkool aux saucisses néerlandais. 




Culture : 
C’est l’un des légumes les plus simples à cultiver mais réservé plutôt au nord de la Loire car il n’aime pas la chaleur.
Le chou kale aime les expositions ensoleillées, et une terre argileuse, riche en humus et fraiche.
Dès avril vous pouvez semer en godet au chaud à l’intérieur dans un terreau riche ou si vous préférez semez en pleine terre faites-le en mai-juin. Couvrez avec un peu de terreau (guère plus de 5 mm) et plombez au râteau.
Même semé en pleine terre un repiquage est conseillé dès que les plants ont 5 cm de haut. Plantez tous les 50 cm profondément, les 1ères feuilles doivent être enterrées.
Arrosez fréquemment pour que la croissance soit régulière. Paillez-les d’une couche épaisse au bout d’un mois pour garder la fraicheur du sol. Ne soyez pas surpris de la lenteur de sa végétation.
Le chou kale supporte des températures de -10° à – 15. Il n’est pas sensible à la piéride et a une bonne résistance aux maladies.

 
Récolte :
Ses feuilles se récoltent une à une au fur et à mesure des besoins après les 1ères gelées en partant du bas de la tige (coupez ou cassez les feuilles au ras de la tige). Avec ses feuilles croquantes et frisées a un goût remarquable et est d’un très bel effet au potager.
La récolte feuille à feuille   permet au contraire de prolonger la production sur plusieurs mois, voire une année.
Les tiges florales de fin d’hiver, pour peu que vous les cueillez avant l’ouverture des fleurs sont excellentes cuites à la vapeur puis dégustées à la vinaigrette. Elles ont une saveur rappelant les asperges. 


Chou kale et santé : 
Le chou non pommé est considéré comme l’une des plantes les plus nutritives, avec des propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires puissantes. Il est très riche en bêtacarotène, vitamines K, A, C, B9 et en calcium. On lui prête en outre des propriétés anti-congestives, la capacité de stimuler les défenses naturelles, de renforcer le système immunitaire et d’agir sur le mauvais cholestérol.



Cuisinez le chou kale

boerenkool aux saucisses néerlandais
6 à 8 pommes de terre moyennes
300 g de chou kale ciselé
50 g de beurre
150 ml de crème liquide (ou de lait)
1 saucisse fumée
Ail, laurier
sel

Epluchez et faites cuire vos pommes de terre à la vapeur ou dans l’eau avec l’ail haché et la feuille de laurier.
Dans une autre casserole, faire cuire le chou kale accompagné de la saucisse fumée. Le chou est cuit lorsqu'il prend une couleur verte très foncée.
Pendant ce temps, faire fondre le beurre dans 150 ml de crème liquide.
Réservez la saucisse.
Egouttez les pommes de terre et le chou. A l’aide d’un presse purée, écrasez les deux ensemble et comme pour une purée, ajoutez peu à peu la crème liquide jusqu’à ce que la purée soit onctueuse. Servir dans une assiette avec des tranches de saucisse fumée.