Bonjour et bienvenue sur le jardin de Pestoune. Vivant dans la campagne Franc-Comtoise, j'ai la chance de posséder un jardin. Dans ce blog, je voudrais partager avec vous mes expériences en matière de jardinage. Et j'espère pouvoir échanger avec vous, amis lecteurs, des conseils.
Ou chou Daubenton, il a longtemps été cultivé comme
étant un chou fourrager. Aujourd’hui il a trouvé une place de choix dans la
fine cuisine plébiscité par les plus grands chefs. C’est l’un des choux les
plus faciles à cultiver et en plus il est d’une rusticité lui permettant d’être
planté partout. Par mesure de précaution, pensez à le pailler si l’hiver est
particulièrement rigoureux.
On consomme ses pousses jeunes et plus on le récolte,
plus il se développe. Cru ou cuit, il séduira vos papilles. Si on le laisse
libre de pousser, très vite il prendra une forme buissonnante et arbustive.
Culture:
Au printemps, dans un sol drainé, riche, bien composté
et fumé à l’automne, vous les planterez.Ce légume ne fait pas de graines, il ne se reproduit que par bouture. Si
votre plant se plait, il peut rester en place environ 6 ans. Néanmoins par
mesure de précaution on prévoit de prélever des boutures tous les 2 ou 3 ans en
été. Le chou perpétuel ne demande ensuite plus qu’un arrosage par temps très
sec.
Les très nombreux drageons que produit le chou
perpétuel, peuvent être mangés comme des asperges.
La vie secrète des limaces mérite qu'on s'y intéresse. Les limaces existent depuis 350 millions d'années, et ont évolué des escargots terrestres, venant eux-mêmes de la mer. Leur surnom "estomac sur pied" en grec leur colle à la peau. Les gastéropodes sont pour la vie du sol ce que les abeilles sont pour les plantes à fleurs: un chaînon vital de l'écosystème.
Pourquoi le jardinier adore les vers de terre mais boude les escargots et les limaces?
Élever des limaces peut paraître fou en agriculture... et pourtant, voici des applications biodynamiques incongrues au potager pour cultiver AVEC des limaces. A chaque limace son rôle!
Après la lecture de cette article, vous ne regarderez plus les limaces comme avant. Vous allez même peut-être aimer les limaces! Limace léopard, limace banane, limace rose, limace bleu, jaune, orange, rouge, vert, noir, limace de mer... Bienvenue dans le monde fascinant et coloré des limaces.
Les familles de limaces: Les Limacidées - Mycophages, algues, champignons, lichens, détritus - Toute l'Europe Les Milacidées - Herbivores - Sud de l'Europe, parcs, jardins et cultures. Les Agriolimacidées - Herbivores avec une préférence pour les plantes chlorophyliennes. Les Arionidées - Herbivores, détritivores, cadavres - Toute l'Europe Les Boettgerillidées - Herbivores Sud est et nord Ouest de l'Europe Les Parmacellidées - Herbivores, Sud ouest et Nord-ouest de l'Europe. Les Testacélidées - Carnivores surtout les vers de terre, Méditerranée.
L'habitat des gastéropodes:
L'écosystème des limaces est plutôt celui des forêts fraîches et humides alors que les escargots supportent des stations ensoleillées et sèches grâce à la protection que leur procure leur coquille. Gardez à l'esprit que les limaces vivent dans la litière des forêts pour comprendre leur mode de vie et leur alimentation.
Les limaces prolifèrent dans les zones humides, ombragées et boisées dans une litière et un substrat carbonaté à tendance calcaire. On peut dénombrer jusqu'à une 40aine d'espèces dans une forêt de feuillus calcaire et moins d'une dizaine d'espèces dans une forêt de résineux au substrat acide. Le ph de l'eau compte également, les limaces préfèrent des eaux neutres à alcalines. Les escargots s'adaptent sur des sols humide à sec, plutôt calcicoles, ils ont besoin d'un sol riche en calcium pour constituer leur coquille. Ce sont des animaux à sang froid.
Les gastéropodes s'accommodent de micro habitats. Les limaces sont des animaux des forêts, des sous-bois et des zones humides. On les trouve aussi dans les pelouses, sur les berges et sous les rochers. Elles vivent aussi bien dans des milieux fortement anthropisés que dans des forêts de hautes montagnes comme dans les Alpes et les Pyrénées. Le microclimat d'un terrain aussi petit que quelques mètres carrés prévaut à un climat régional, on parle aussi d'un micro habitat.
Plus vous reconstituerez l'univers de la forêt, plus vous verrez évoluer la biodiversité de la malacafaune de votre substrat. Vous pouvez aller collecter quelques limaces en sous bois localement pour rééquilibrer les espèces présentent dans votre potager et améliorer la biodiversité de vos nouveaux compagnons gastéropodes.
Les plus grands facteurs de perturbation dans la répartition des populations de limaces sont dus à l'agriculture, notamment sous serres, qui invite des espèces méridionales et non-indigènes dont certaines sont devenues problématiques pour les activités humaines; mais aussi et surtout le déboisement massif au profit d'espaces ouverts, de jardins et de parcs. Ce sont souvent ces espèces méridionales et invasives que vous retrouvez dans votre potager dont la terre provient de serres et contient parfois les oeufs. Le microhabitat d'un potager urbain ou rudéral leur sont particulièrement favorables.
Le rôle des limaces dans votre potager:
Toutes les gastéropodes ont une fonction écologique importante en intervenant dans le contrôle de la végétation et dans le recyclage de la nécromasse. Le rôle majeur des limaces, et des gastéropodes en général, est de recycler la matière organique dès leur décomposition. Elle aident à lier le sol grâce à leur mucus et créent des galeries qui aérèrent et hydratent le sol.
Elles agissent lors de la prolifération des végétaux en régulant les effets de compétition. On peut aussi comprendre que lorsque des conditions optimales sont réunies pour la prolifération d'un végétal ou d'un champignon, il y a une recrudescence de matière organique biodisponible à digérer.
Elles accélèrent donc la circulation des nutriments et des minéraux dans le sol dans les conditions optimales. Les plantes sucent ces nutriments dans le sol grâce à leurs racines, avec l'assistance de bactéries et de mycélium, activent la production de chlorophylle et de sucres grâce à la photosyntèse, concentrent les minéraux dans leur liquide interstitiel... C'est pour cela que les limaces mangent des végétaux tout juste morts ou en phase de se flétrir, lorsqu'ils sont encore gorgés d'eau et de matière vitale. Les repas gourmands des limaces se transforment ainsi en un mulch prédigéré pour les micro organismes, qui vont à leur tour les réintégrer dans le topsol et l'enrichir.
La boucle est bouclée.
Les limaces luttent surtout contre le développement de parasites et de pathogènes en mangeant la matière en décomposition avant leur état de putréfaction et d'oxydation au contact de l'oxygène. Nombre de nutriments et de vitamines s'oxydent en quelques minutes et certains disparaissent dans les heures qui suivent. C'est d'ailleurs pour cela que la majorité des mammifères broutent directement les feuilles et les herbes vivantes sur place.
Cela invite une fois de plus à s'interroger sur les réelles teneurs nutritives dans notre alimentation en circuit long et à conservation réfrigérée; et à privilégier l'achat chez le producteur, tôt le matin, qui cueille ses produits quelques minutes avant de les mettre sur l'étalage. La consommation d'une partie de ses aliments crus prend ici tout son sens.
Les gastéropodes sont capables de digérer la cellulose. La cellulose est un constituant végétal dans les plantes et les arbres ligneux, il est fibreux et spongieux. Seuls les champignons à mycélium brun (polypore essentiellement) et les gastéropodes sont capables de broyer la cellulose. Soit ils la broient en petites quantités comme les limaces, soit ils la digèrent pour la
transformer en carbone et en eau comme le font les champignons. Les gastéropodes peuvent donc aussi bien digérer du BRF humide, des arbres morts en décomposition, que du papier et du carton humide. Les limaces interviennent aussi en forêt sur les souches en décomposition après la mycodigestion d'un mycélium blanc ( amadouvier par exemple) qui digère la lignine mais laisse la cellulose.
Leur radula (bouche) leur permet de broyer la nourriture en très petites quantités dont vont pouvoir se nourrir tous les petits organismes du sol, principalement les bactéries et le mycélium.
Les spores des champignons, qui ne sont pas digérés par les limaces, voyagent ainsi dans un substrat idéal pour leur germination: sucres, protéines, carbone, humidité et mucus antioxydant et antiseptique. Autant dire que la limace est la mère nourricière de la microflore de votre jardin. Limace, mycélium, sol vivant: cela forme un tout.
S'il n'y avait pas de limaces, la Terre serait une immense poubelle morbide, putride et nauséabonde et la vie du sol serait mise à mal.
Les gastéropodes sont pour la vie du sol ce que les abeilles sont pour les plantes à fleurs: un chaînon vital de l'écosystème. Les limaces sont les médiatrices entre la rhizosphère et la mycosphère.
Le régime alimentaire des limaces:
Limace veut dire "estomac sur pied" en grec. Leur voracité vient surtout du fait qu'elles consomment beaucoup d'énergie pour se déplacer et qu'elle ont besoin de beaucoup d'eau pour sécréter leur mucus. Elles peuvent ingurgiter jusqu'à 50% de leur poids en une fois. Elles peuvent jeûner plusieurs jours. Elles parcourt en moyenne 3 m par jour à la quête de nourriture, à l'aube, au coucher du soleil ou à pendant la nuit, certaines peuvent parcourir 1,5 km en une nuit!
Le régime alimentaire des limaces est varié mais elles sont majoritairement mycophages et détritivores. Elles raffolent des champignons, des algues, des lichens, des fleurs, des fruits, des graines, des racines, des tubercules riches en amidon ou en inuline, des mousses...
Une évidence quand on comprend q'un champignon est en fait un réservoir d'eau, de minéraux et de substances médicinales. Un champignon contient 90% d'eau, les lichens, les algues et les mousses peuvent emmagasiner jusqu'à 300 fois leur volume de poids sec en eau, en 30 minutes! Une laitue ou un radis sont composés à 95% d'eau et une pomme de terre à 80%. Cette eau est minéralisée par le végétal ou l'organisme fongique.
Les limaces ne sont d'ailleurs pas sensibles aux mycotoxines. Leurs sucs digestifs contiennent de la peptide - une protéine d'acides aminées - qui lui permet de désinhiber les toxines des amanites par exemple, contrairement à l'homme, qui en meurt.
limace rouge Arion rufus
phytophages - mangeuses de feuilles, d'algues, de lichens.
mycophages - mangeuses de champignons, de lichens carnivores - des limaces mangeuses d'autres limaces, de verre de terre, d'autres invertébrés. détritivores - mangeuses de déchets, de cadavres et d’excréments.
Certaines sont exclusivement herbivores comme la fameuse petite limace grise des jardins mais elles ne se sont pas exclusivement attirées par un légume plutôt qu'un autre, elles s'adaptent. Ce qui leur a valu le désamour du jardinier et des agriculteurs.
Les grosses limaces et les petites limaces grises consomment plutôt les plantes à la surface du sol et semblent attirées par des plantes déjà endommagées.
Contrairement aux idées reçues, leur alimentation est donc essentiellement constituée de petit bois tendre, de racines mortes, de feuilles mortes encore molles, de champignons, de lichens, de mousses et d'algues. Qui se nourrissent à leur tour de leurs déjections et de leur mucus. Elles affectionnent surtout tousles détritus, les matières en décomposition, inertes ou mortes. Toutes les limaces ne sont pas herbivores, certaines sont carnivores, et mangent même leurs congénères.
Un de leur met favori n'est donc pas vos salades - quoique très appétissantes- surtout lorsque la matière carbonée et organique viennent à manquer, comme les racines mortes des annuels dans le sol qu'il faut recycler pour rendre leurs éléments nutritifs de nouveau biodisponible. Tout compost frais et odorant aux fragrances fermentées, fruitées, maltées et sucrées attirera la gourmandise de vos limaces tout comme les restes d'un repas protéinés végétariens ou carnivores. Les limaces sont d'ailleurs sensibles au goût, les deux tentacules du bas autour de leur bouche leur permettent de capter les composés volatils.
Le point commun entre les brassicacées, les oléagineux, les plantules, les champignons et les cadavres, est la composition riche en protides, en potassium et en vitamines, notamment la vitamine B1. Mais aussi en ferments.
les ferments: Les brassicacées contiennent en effet des ferments naturellement présents dans la plante. En quelques heures, une fermentation anaérobiose se produit à température ambiante et en condition humide - dans le corps de la limace puis dans les sécrétions entourées de mucus, elle est complète en 2 à 3 jours, et la conservation sous terre peut durer plusieurs années en améliorant la fermentation (C'est le même procédé qui est utilisé dans la nourriture fermentée et probiotique au Japon ou dans la vinification en fût). Ainsi les nutriments se conservent sans s'oxyder ni pourrir.
Hors les limaces ne produisent ni bile ni ferments digestifs pour digérer les aliments. Les glandes salivaires des limaces ne paraissent pas contenir de ferments digestifs. Le fonctionnement du foie des limaces s'apparente donc plus au fonctionnement du pancréas (voir étude à la fin de l'article).
Les ferments digestifs proviennent de la fermentation de la cellulose, qu'elles savent broyer, c'est ce qu'on appelle la fermentation diastasique.
Cette substance est fortement produite lors de la germination des céréales, notamment de l'orge, et lors de la fabrication de la bière. D'où cette folle attirance des limaces pour la bière et les produits maltés ou toute jeune pousse. Ce ferment permet aussi l'assimilation de la fécule de pomme de terre en la transformant en glycose.
Le ferment diastasique est un catalyseur biologique. Il permet la digestion des sucres, du glycose et de l'albumine - une protéine.
On comprend mieux ainsi l’appétence des limaces pour les plantules, les céréales, les choux et les radis, et le compost frais. Choux, carottes, navets, radis, moutarde, germe de blé ainsi prédigérés nourrissent la flore intestinale du solet des micro organismes qui digèrent les sécrétions des limaces. Les limaces sont de vraies cuisinières de salades probiotiques pour votre potager!
>>> permaculture: Pensez à leur fournir suffisamment d'aliments fermentés lors de la période de vos semis, dans un spot ombragé et humide à plusieurs mètres de vos buttes potagères par exemple ou de votre serre à semis. Les limaces horticoles se déplacent peu, à peine 1m, si elles ont assez à manger sur place. D'autres parcourent en moyenne 3m pour chercher de la nourriture et jusqu'à 1,5km pour les loches les plus grandes. Les limaces se contentent d'un micro habitat. Si vous êtes amateur-trice d'hôtel à insectes, à vous d'imaginer à hôtel à gastéropodes ^^.
l'albumine:
Elle est un des constituant des oléagineux et des fabacées types fèves, haricots, pois, dans les graines et aussi dans les asperges. Les substances protéiques contenues dans les sucs des végétaux s'appellent de l'albumine végétale. Les limaces sécrètent de l'albumine dans leur mucus. L'albumine est aussi le composé du blanc d'oeuf, de la lymphe, de l'oeil et des substances cérébrales.
la thiamine:
La thiamine (it. B1) est particulièrement abondante dans les parties vertes des végétaux, dans les oléagineux, les germes, le cuticule des céréales et les levures. La thiamine est un catalyseur biologique. C'est une co-enzyme qui agit dans la régulation de la température du corps et notamment dans la production de chaleur*. La thiamine participe à la synthèse des hydrates de carbone, des protéines et de l'achèvement de l'oxydation du glucose, contenu dans la majorité des aliments des limaces. La B1 est soluble dans l'eau.
(*)Rappelons que les limaces sont des animaux à sang froid, et qu'elles ne s'exposent pas au soleil ni aux UVS; nous émettons l'hypothèse que cela pourrait entrer dans les systèmes physiologiques de la limace pour réguler sa température corporelle.
Une antivitamine B1 est la thiaminase. Elle est contenue dans la fougère aigle et la prêle, une litière que haïssent les limaces par dessus tout!
limaces et toxines
Les mycotoxines n'ont pas d'effet sur les limaces, grâce à la production de peptide. Mais les limaces semblent plus sensibles à d'autres molécules. Les litières répulsives peuvent être utiles dans les périodes de semis, pour constituer des itinéraires répulsifs ou pour protéger une culture de champignons.
La litière de fougère aigle est la plus efficace et durable, à cause de la thiaminase, une antithiamine; et c'est une stimulante germinative pour les plantes.
Les limaces ne semblent pas non plus apprécier les épines de résineux encore vertes, qui contiennent de la résine de térébenthine et des terpènes, qui sont des hydrocarbures végétales. L'acidité du sol que provoquent les forêts de résineux entraîne une baisse de la population des limaces, surtout des escargots - qui ont besoin d'alcalinité pour la constitution de leur coquille. Une dizaine d'espèces de limaces seulement se plaisent à visiter les forêts de résineux, ce sont souvent des espèces montagnardes et endémiques à ces milieux.
Les limaces n'apprécient guère la litière de feuilles vertes de chêne. Les tanins pyrogalliques sont toxiques. Ils sont plus concentrés chez les chênes pubescents, les jeunes chênes, le feuillage vert et les glands verts. Les polyphénols contenus dans les tanins auraient une action proche des terpènes des résineux, des hydrocarbures végétales. De manière générale, les tanins contenus dans les feuilles et les glands, jusqu'à 8% ou 10%, inhibent les enzymes digestives des organismes. J'avais expérimenté cette litière dans le potager urbain, dans des bacs; cela convient pour quelques jours uniquement. Les feuilles flétrissent vite et les tanins sont solubles dans l'eau. En quelques semaines votre mulch devient une litière couveuse^^, comme en forêt.
J'ai déjà observé le cadavre de limaces aventurières qui ont dégusté de jeunes chanterelles et aussi des gousses de robinier faux acacias. Les limaces semblent donc sensibles aux hétérosides cyanogénétiques contenus dans les fabacées toxiques et aux phytotoxines contenues dans le robinier et le ricin.
Les gousses de robinier contiennent une substance phyto-hémagglutinine, cad qui détruit les globules rouges, au goût de réglisse mais toxique, proches de celles que renferment le ricin. Ils contiennent aussi de l'acide phytique, comme toutes les fabacées. Toutes les parties du robinier sont toxiques, et émétiques, les fleurs n'en contiennent que de très faible quantité, l'écorce et les racines sont les plus toxiques. Un mulch de feuilles de robiniers, de brf d'écorce de robinier ou un couvert de gousses de robinier est envisageable, ainsi que d'autres gousses de fabacées comme le genêt, la cytise, ou encore les glycines. Je ne vois quasiment aucune limace sur le sol des bois d'acacia, l'ambiance est un peu spéciale. Les cadavres de ces pauvres limaces étaient tous contractés, avec des tâches de sang.
Les limaces s'attaquent aux girolles, qui peuvent se manger crues, mais ne s'attaquent pas aux chanterelles, ou qu'une fois flétries, ni aux xylaires et encore moins aux trompettes des morts, dégustées par les scarabées.
Suite aux recherches sur l'inappétence des limaces aux trompettes des morts, aux chanterelles et aux xylaires polymorphes, nous avons appris que les trompettes des morts contiendraient une quantité notable de zinc, ce qui confèrerait au champignon sa couleur noire (Alain Tardif). Le zinc, suite à l'hydrolyse dans l'organisme, se transforme en oxyde de zinc. Les trompettes des morts ont aussi un effet inhibiteur sur les enzymes digestives. (à suivre...)
Mieux comprendre la vie des limaces pour arrêter de les chasser, de les éliminer, de les disséquer ou d'inventer je ne sais quel poison.
En faisant des recherches, on trouve des "expériences ", des procédés agricoles et des produits vraiment horrifiants, tous plus "scientifiques" ou "biologiques" les uns que les autres.
Appelée aussi puntarelle ou chicorée de Catalogne,
cette cousine du pissenlit donne dès la 1ère année des feuilles
ressemblant à sa cousine à côtes plus grosses pouvant se manger aussi bien
crues que cuites. Au printemps suivant,
les jeunes tiges florales se consomment comme les asperges.
Semis
Semez-la en juillet-août pour la récolter en novembre.
Espacez les pieds de 20 à 30 cm et les rangs de 30 à 50 cm .
Au jardin, les auxiliaires veillent. Et si on leur donnait un coup de pouce ? | Gilles Leblais
Du simple ver de terre au hérisson, à l'orvet, à la coccinelle ou à la chouette, la nature a tout prévu. Explications.
Inutile de tergiverser : avec la nouvelle loi qui prévoit à l'horizon 2022 l'interdiction de vente et de détention de pesticides par des particuliers, nous n'aurons plus le choix. Mieux vaut donc préparer la transition.
D'autant que les moyens sont à portée de main. Des moyens à poils et à plumes qui ne demandent qu'un coup de pouce pour remplir leur office.
Qui sont-ils ? De la bactérie à la chauve-souris, du carabe (coléoptère) à la mésange charbonnière en passant par le mille-pattes, la belette, la grenouille, le syrphe (sorte de mouche) et le papillon, on les appelle des « auxiliaires ». Au sol comme dans les airs, leur vocation de décomposeurs, pollinisateurs ou encore prédateurs des ravageurs et autres nuisibles constitue une solution idéale pour un jardin sans produits chimiques.
À l'école de la patience
Tout sera question d'équilibre : « Le jardin naturel est d'abord un jardin respectueux des équilibres naturels et ceux-ci sont fragiles », explique Blaise Leclerc, ingénieur agronome, auteur du guide Des auxiliaires dans mon jardin. Celui-ci, imaginé avec l'ornithologue et photographe Gilles Leblais, en recense une quarantaine. « S'attacher les services d'auxiliaires en leur offrant le gîte et le couvert exige de laisser du temps au temps et de trouver l'équilibre entre jardin cultivé et jardin sauvage, souligne Blaise Leclerc. Il s'agit d'observer pour apprendre et comprendre. Mais aussi d'intervenir le moins possible directement et le plus possible indirectement. »
Un exemple concret ? « Ne pas hésiter à laisser des zones en friche et à fleurir son potager,voire à laisser fleurir certains légumes, pour attirer des insectes pollinisateurs, ainsi que des oiseaux ou des coccinelles qui se régaleront de vos pucerons. Ne pas tondre votre pelouse à ras pour ménager un abri à des animaux comme la musaraigne dévoreuse d'insectes. Pailler généreusement pour attirer des orvets et des carabes qui mangeront limaces et escargots... »
L'idée étant de toujours conserver une petite population de nuisibles pour servir de pitance aux auxiliaires : « Évitez de nourrir les oiseaux hors des périodes hivernales. Ou ils ne feront plus leur boulot de nettoyeurs... »
Des auxiliaires dans mon jardin par Gilles Leblais, Éditions Terre Vivante, 14 euros.
Non toxique, non polluant, biodégradable, naturel, peu coûteux et… efficace. Tel est le vinaigre blanc dans un de ses rôles méconnus : celui d’herbicide.
Le vinaigre blanc qui sert à tout : faire des cornichons, détartrer, nettoyer… est un mélange d’eau (92 %) et d’acide acétique (8 %). Or depuis 2009 le vinaigre blanc, plus précisément l'acide acétique est cité dans la liste officielle des herbicides « totaux » utilisables pour le désherbage chimique des allées et trottoirs, mais aussi en zone cultivée, avant une mise en culture, ou au pied d’arbres ou d’arbustes et ceux au même titre que le glyphosate.
Mode d’emploi
On applique 100 ml de produit dosé à 10 % d’acide acétique par mètre carré, soit 0,1 litre par mètre carré, ou encore 1 litre pour 10 m2. En remplissant la cuve d’un pulvérisateur de 5 litres, vous avez donc de quoi traiter 50 m2, c’est-à-dire, par exemple, un rectangle de terrain de 10 mètres par 5 Avec notre vinaigre du commerce dosé à 8 %, on traite un peu moins de surface avec le même volume, c’est-à-dire 40 m2. Ce traitement aura coûté environ 2,50 € (prix en conditionnement de 10 litres), ce qui est relativement modique. Appliquez le vinaigre pur, par temps ensoleillé, à l’aide d’un pulvérisateur. Rincez ensuite celui-ci. L’effet est quasi immédiat. Les feuilles des herbes grillent, en commençant par les plus larges. Les très jeunes plantes sont détruites. S’il pleut ensuite, il peut y avoir une repousse, notamment des grosses plantes pourvues d’une racine profonde. Mais la végétation en place reste « déprimée » pendant plus d’un an. On peut répéter le traitement jusqu’à 6 fois par an pour améliorer l’efficacité
"Cessez de nourrir vos plantes! Nourrissez la terre"; voilà une phrase que répète souvent John Jeavons, maître maraîcher.
Et pour nourrir le sol, rien de tel qu'un bon compost, mais gare aux fausses notes! Sikana Nature partage ici la méthode de compostage de Jeavons.
Matériel:... • 4 bâtons en bois de 70 cm à 1m • Fourche bêche • Moyen d’arrosage • Seaux Étape 1: Réunir le matériel nécessaire pour bâtir la pile: • Matériaux azotés (verts) • Matériaux carbonés (bruns) • Branchages épais • Terre de vos planches de culture (prévoir environ 40 litres)
Étape 2: Marquer l’emplacement de la pile à l’aide des bâtons en bois. Ces poteaux permettent également de monter une pile droite. Si la pile est penchée, elle risque de tomber en se décomposant
Étape 3: Placer une couche de branchages épais sur 5 à 10 cm d’épaisseur. Arroser
Étape 4: Placer une couche de végétaux carbonés sur 5 à 10cm d’épaisseur. Arroser
Étape 5: Placer une couche de végétaux azotés sur 5 à 10cm d’épaisseur. Arroser
Étape 6: Verser une couche de terre. Arroser Continuer en répétant les étapes 4, 5, et 6 jusqu’à ce que la pile soit terminée. Terminer toujours par une couche de terre et un arrosage • Si vous bâtissez la pile sur une planche de culture, pratiquez un bêchage. Cela facilite l'absorption des nutriments par le sol et améliore le drainage
• Gardez un emplacement libre à coté de la pile afin de pouvoir la retourner
• Utilisez une grande diversité de végétaux afin d’obtenir un compost riche et équilibré
• Utilisez vos déchets de cuisine comme matière azotée ----- Découvrez le programme "agriculture manuelle durable" https://www.sikana.tv/fr/learn/nature
Crédits photo : Stefan Koerber/Stefan Körber - Fotolia
Non seulement, les fleurs apportent de la couleur, mais elle contribuent à enrichir la biodiversité tout en éloignant certains parasites des légumes.
Publicité
Dans un potager, les fleurs apportent, non seulement de la couleur, mais contribuent à enrichir la biodiversité.
Les plantes indispensables sont:
• Le souci (Calendula sp.): ses pétales seront consommés en salades, sa fleur attirera les insectes pollinisateurs et le syrphe, insecte auxiliaire dévoreur de pucerons, s'y installera. Par ailleurs, son odeur sera un répulsif pour les altises, les doryphores, les vers de la tomate et les mouches blanches (aleurodes).
• L'œillet d'Inde: bien connu des jardiniers qui l'associent aux tomates, il éloigne de nombreux parasites en particulier les nématodes.
• La capucine, dont les pétales peuvent être consommées en salade. Les pucerons sont "aimantés" par cette plante qui, du coup, délaisseront les autres. La lavande, moins envahissante, produit le même effet.
• La bourrache: attire les insectes pollinisateurs pour avoir plus de légumes, les feuilles et les fleurs sont comestibles. Permet de lutter contre le sphinx de la tomate.
N'oubliez pas les plantes aromatiques qui, par leur odeur, constituent un excellent répulsif: thym, romarin, lavande, aneth, basilic…
Dans la vie, il faut faire des choix. On ne peut pas lutter contre une multinationale comme Monsanto sans lutter contre tous ses partenaires. Car tous ils financent la destruction de la planète, de sa biodiversité. Sachant que Monsanto ne se gêne pas pour porter plainte contre ceux qui les gênent, pour polluer la planète et ses habitants avec ses poisons en tous genres, et pour s'approprier le vivant, il est de notre devoir d'humain de nous défendre et de lutter à la mesure de nos moyens contre tous ceux qui soutiennent cette politique. Tous les milliards du monde qu'engrangent ces multinationales, ne nous rendront pas une planète saine et une bonne santé.
Contre la stérilisation des sols agraires et pour la préservation des germes naturels, nous listons ci-dessous les marques complices de Monsanto :